Les entreprises au coeur de l'ecologie
« Chroniques du ciel et de la vie » d’Hubert Reeves - éditions du Seuil, Mars 2005

La Terre n’est pas infinie tandis que la population mondiale a elle tant augmentée depuis l’époque des Romains…nous sommes désormais 6 milliards d’humains… et que dire de l’impact environnemental du développement industriel et technologique…

Les émissions de gaz

- Le gaz carbonique (CO2)

Notre atmosphère est composée principalement d’azote et de carbone, ainsi que de 0,5% de gaz carbonique (issu notamment des volcans et des pierres calcaires). A titre de comparaison, Vénus est composée principalement de gaz carbonique et la température y est de 480°C !!! En conséquence il n’y a ni nappes aquatiques ni organismes vivants.
Le gaz carbonique jour notamment un grand rôle dans la photosynthèse : absorbé par les plantes, elles rejettent alors de l’oxygène.
Mais chaque année c’est 7 milliards de rejets de carbone qui sont émis, ce qui est le double de ce que la végétation et l’océan peuvent absorber. En conséquence, le CO2 non absorbé retient une partie de la chaleur solaire réémise par la terre.
Prenant conscience de la gravité de la situation, la plupart des Etats, à l’exception notable de l’Etat le plus polluant au monde –les Etats-Unis-, ont signé en 1997 l’Accord de Kyoto. Cet accord prévoit qu’en 2012, les émissions de CO2 soient réduites de 6% par rapport à 1990. Or ces émissions devraient être réduites de 60% pour que le réchauffement climatique s’arrête.
Des solutions alternatives pourraient être mises en place comme la plantation de nouvelles forêts ou l’augmentation du plancton marin qui absorbent le CO2. Ce dernier pourrait également être injecté dans le sous-sol. Mais pour stocker le CO2, il faudrait qu’il soit concentré or le transport routier, principale cause des rejets de carbone, diffuse le carbone. En conséquence la meilleure solution reste les énergies sans émission de CO2.

- L’azote

Certaines plantes fixent l’azote de l’air dans le sol ce qui fertilise les terres via cet engrais naturel qu’est l’azote. Mais les chimistes ont mis au point des produits à base d’engrais azotés, invention qui a été à l’origine de la Révolution verte. L’abus de ces engrais azotés a eu pour conséquence l’altération des propriétés de la terre, la pollution des nappes phréatiques, la prolifération d’algues…

- L’ozone

Après le gaz carbonique et l’azote, l’ozone (O3) est le 3e gaz inquiétant. Il y a deux types d’ozone : l’ozone de haute altitude _la couche d’ozone_ considéré comme du « bon ozone » car il intercepte les rayons ultraviolets, et l’ozone de basse altitude, émis principalement par les voitures et les systèmes de climatisation qui, dispersé par le vent, perturbe la photosynthèse et provoque des maladies respiratoires.
Mais depuis les années 1980, la couche d’ozone se détériore sous l’effet des composés chlorés (CFC) émis par l’industrie (réfrigérateurs et bombes aérosols), provoquant un trou de plus en plus grand au-dessus du pôle sud ce qui entraîne de nombreux cancers de la peau et détériore la vie végétale. En 1987, de nombreux pays ont signé le Protocole de Montréal afin d’interdire la production de CFC mais des puissances telles que l’Inde ou la Chine, et plusieurs pays de l’Europe de l’Est n’ont pas signé ce protocole.

- Le méthane (CH4)

Issu de la décomposition de matières organiques, on le trouve principalement au fond des marécages mais aussi de l’extraction de carburants fossiles (pétrole), des décharges, de l’agriculture (rizières) et de l’élevage bovin. Or ce gaz est le 2e contributeur, juste derrière le CO2, au réchauffement climatique.

Les pluies acides

Les émissions issues des cheminées des centrales thermoélectriques provoquent des pluies acides qui, en tombant, dessèchent le feuillage des forêts du Nord Est des Etats-Unis et en Europe (notamment dans les Vosges).
L’action concertée des scientifiques (en identifiant les causes), des autorités publiques (en adoptant la législation appropriée) et des entreprises (en respectant la législation) ont permis une réduction de ces pluies acides, notamment avec la conclusion du Clean Air Act Amendement de 1990 qui imposent des filtres au sommet des cheminées, mais des pays principalement au Sud et comme la Chine n’enregistre aucune amélioration.

La déforestation

La déforestation a commencé à partir du moment où les Hommes se sont sédentarisés et se sont lancés dans l’agriculture. Elle a été aggravée par :
- de nouvelles techniques d’exploitation mises au point,
- les cultures sur brûlis et le chauffage traditionnel dans les pays peu développés (la combustion du bois dégage du CO2)
- de grands feu de forêts provoqués par des grandes sécheresses
- l’exploitation des bois exotiques, très à la mode
- l’utilisation d’engrais et de pluies acides
Ainsi la moitié du manteau forestier a disparu. Des plans de reforestation ont été mis en œuvre, des parcs protégés –notamment au Brésil- ont été instaurés et des campagnes d’information visant les populations locales ont été mises ne place.

Le niveau de la mer

Depuis 1990, le niveau de la mer a augmenté de 10 à 25 cm. Cette augmentation a été provoquée par la fonte des glaciers et la dilatation thermique (suite au réchauffement climatique, le volume de l’eau, chauffée, augmente). Cette augmentation du niveau de la mer menace de disparition des îles océaniques (tels que l’île de Vanuatu ou les Maldives), et des milliers de personnes seront ainsi délogées.

Le Gulf Stream

Il s’agit d’un courant marin qui, avec l’action du Soleil, de la rotation de la Terre et de la salinité des océans, entraînent les eaux tièdes des Antilles vers les côtes africaines, puis elles remontent le long du Portugal pour se refroidir progressivement jusqu’à l’Islande avant de retourner aux Antilles, et ainsi de suite. Ce courant régule ainsi la distribution des températures sur Terre.
Or ce courant risque d’être freiné voire même inversé, ce qui provoquerait le refroidissement des eaux d’Europe et d’Amérique du Nord avec la venue des eaux glacées du Nord. En effet les eaux tropicales sont de plus en plus salées (avec le réchauffement de la planète l’eau s’évapore, le sel reste) tandis que les eaux polaires sont de plus en plus douces (avec la fonte des glaciers). En conséquence les eaux salées, plus denses, risquent de passer sous les eaux douces, inversant ainsi le courant maritime.

Les énergies pour demain

- les énergies fossiles

75% de l’énergie que nous utilisons provient du pétrole, du charbon et du gaz naturel (les autres sources d’énergies étant l’énergie nucléaire et hydraulique). Mais ces énergies en se consumant, émettent du CO2. De plus ces énergies se font de plus en plus rares : à la fin du siècle, il n’y aura plus de pétrole ni de gaz et dans 2 siècles, il n’y aura plus de charbon.

- l’énergie solaire

L’énergie solaire peut provenir des barrages hydroélectriques, des éoliennes, des panneaux photovoltaïques et de la biomasse. Le problème actuellement rencontré par ces énergies sont leur faible rendement mais les progrès techniques seront-ils assez rapides pour faire face à l’épuisement des énergies fossiles ?

- l’énergie nucléaire

Il y a deux types d’énergie nucléaire, celle issue de la fusion de l’hydrogène en hélium, principalement utilisé, et celle issue de la fission de l’uranium.
L’énergie nucléaire issues de la fusion provoque des déchets qui ne pourront, éventuellement, être détruits par irridiation que lorsqu’ils auront 1000 ans d’âge. Il faut donc stocker les déchets radioactifs pour laisser à nos descendants le soin de les gérer.
L’énergie issue de la fusion produit elle très peu de déchets mais il s’agit encore d’une technologie qui n’est pas au point : elle a besoin pour le moment d’un gaz radioactif très polluant et requiert plus d’énergie qu’elle n’en produit.

- les « négawatts »

Le nombre de mégawatts consommés par personne a augmenté avec le temps et varie selon les continents. La meilleure solution serait l’économie d’énergie, les « négawatts ».

- le transport routier

Le transport routier est de plus en plus important (avec 500 millions de voitures dans le monde) et de plus en plus vorace (avec l’apparition des 4/4). Or il pollue par deux fois : en consommant de l’essence et en rejetant du CO2 et de l’oxyde d’azote.
Plusieurs solutions s’imposent :
- le recours au ferroutage pour les camions
- la gratuité des transports en commun
- la production de véhicules à faible consommation
- la réduction des vitesses et de la climatisation




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